Communiqué pour diffusion immédiateMontréal, le 08 décembre 2016

Les disques Mucho Gusto dévoilent Volume 333 (remastérisé 2016)

C’était un band . C’était un orchestre. C’était une commune. C’était un rassemblement de mages psychédéliques. Et aujourd’hui, l’Infonie revient à la vie avec son chef-d’œuvre de 1972, Volume 333, remasterisé par Walter Boudreau, et réédité, pour la première fois sur vinyle, par les disques Mucho Gusto le 16 décembre.

Une ampoule. Une idée. Plusieurs idées. 333 idées… Revoici l’Infonie. L’album Volume 333 (remastérisé 2016) est disponible maintenant sur Bandcamp ainsi qu’en vinyle chez les disquaires le 16 décembre. Groupe rock, progressif, jazz, contemporain made in Kebek. Un beau mélange de tout. De la folie. Des looks délirants. De la drogue?

C’était le début des années 70, quand tout était possible. Et aucun groupe québécois, plus que l’Infonie, n’a repoussé aussi loin les limites de l’expérience musicale. Menée par le compositeur et arrangeur Walter Boudreau et poète/chanteur/trompettiste Raôul Duguay, l’Infonie a réuni jusqu’à 33 artistes issus du rock, du free jazz, du classique, de la poésie et des arts visuels. Entre 1967 et 1974, ce collectif à géométrie variable a lancé quatre 33 tours (Volume 3, Volume 33, Volume 333, Volume 3333) et donné plusieurs spectacles hallucinés en forme de happenings hippies multidisciplinaires, dans une chevauchée créative d’une rare originalité au Québec.

L’Infonie, ça fait partie d’un courant historique qui a voulu décrasser notre culture… Choquer, surprendre au lieu de flatter. Aller à rebrousse-poil … .à l’époque, les membres du groupe n’étaient pas des drop out, mais on décrochait du système pogné de l’artiste qui arrive avec son petit costume bien coupé. On en avait trop vu, on s’est cassé la tête pour arriver avec des sièges de toilette sur la tête, avec des supports: essayer de craquer quelque chose. — Walter Boudreau (1979)

Beaucoup de fantasmes ont été évacués avec l’Infonie. Une sorte de fureur de vivre envahissait les esprits, une fébrilité créatrice rassemblait le quatuor du Jazz Libre du Kébek, Walter Boudreau, Michel Lefrançois, Roger Pellerin (dessinateur) Guy Boivin (peintre) Ysengourd Knohr, le chiropraticien Doc Sproc ou Corps, Andrée Paul, pianiste, des musiciens d’orchestres symphonique, de toutes sortes de groupes de jazz-rock-pop-progressif, des classiques, des contemporains, des moyen-âgeux, des pré-cambriens et des atlantes… — Raoûl Duguay ou: le poète à la voix d’Ô, (1979)